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Alice au pays des merveilles – Avant première

Alice au Pays des Merveilles - Affiche

Un film de Tim Burton est déjà un événement cinématographique en soi, mais quand en plus celui-ci s’allie aux studios Disney, cela a de quoi susciter une longue attente chez les nombreux fans… Le parcours du réalisateur a déjà croisé plusieurs fois par le passé la route de Disney, L’étrange Noël de Mr Jack – sorti en 1993 – en est le symbole le plus connu et est devenu un classique reconnu et adulé. Si on ajoute à cela que l’histoire choisie est celle d’Alice au pays des merveilles dont les deux contes ont marqué des générations d’enfants et que Johnny Depp assure l’un des rôles titres du film, on obtient une recette qui a de quoi faire saliver les spectateurs et susciter leur attente… Alors verdict, le résultat est-il à la hauteur ?

Le film :

Alice, désormais agée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu’elle a découvert lorsqu’elle était enfant. Elle y retrouve ses amis Mac Twisp le Lapin Blanc, Tweedledee et Tweedledum, Mallymkun le Loir, Absolem la Chenille, Chess le Chat et, bien entendu, le Chapelier Fou. La jeune fille se lance alors dans une aventure extraordinaire au cours de laquelle elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la redoutable Reine Rouge

La sortie du film, après un décalage début avril, est prévue pour le 24 mars dans les salles françaises. Il sera diffusé en 3D (et même en IMAX 3D) dans les salles équipées. A noter d’ailleurs que les cinémas UGC se sont équipés pour la diffusion de films 3D pour cette sortie

Alice au Pays des Merveilles


Alice au Pays des Merveilles

Alice au Pays des Merveilles


Notre avis :

D’Alice, votre serviteur ne connaissait que le long métrage d’animation de Walt Disney de 1951, et force est de constater que l’ambiance n’est pas vraiment la même dans cette nouvelle adaptation… Le dessin animé – malgré une atmosphère particulière, un peu psychédélique par moments, qui divise les spectateurs – est coloré, joyeux, avec des passages drôles et comiques (tout le monde a en tête le « non-anniversaire ») et s’adresse à un public familial. Cette nouvelle adaptation est résolument plus mature et plus sombre voir même triste et effrayante par moments, et Tim Burton nous livre ici une adaptation fidèle à l’atmosphère de l’oeuvre de Lewis Caroll.

Le film est une initiation et montre l’évolution d’Alice depuis la jeune fille douce, innocente, naïve et fragile du début du film jusqu’à l’Alice plus forte et déterminée qui émerge à la fin de l’histoire. Son expérience au Pays des Merveilles va la pousser à découvrir qui elle est, et elle va finir par trouver en elle-même la force de décider de ce qu’elle veut vraiment ! Le scénario reste malheureusement linéaire – rappelant par moment le Monde de Narnia –, sans vraiment de folies, tant au niveau de l’histoire que des personnages.

Alice au Pays des Merveilles

Le pays des merveilles imaginé et mis en scène par Tim Burton est tout simplement magnifique et chaque décor – intérieur comme extérieur – est un véritable tableau qui fourmille de détails, les effets spéciaux sont maitrisés à la perfection et le film est visuellement impressionnant – peut-être encore plus qu’Avatar, qui plaçait déjà la barre haut –. L’univers de Tim Burton est bien présent et rappelle par moments celui de Charlie et la Chocolaterie ou Sleepy Hollow.

Les personnages, bien que tristes et tourmentés, sont tous attachants avec une personnalité qui leur est propre. Qu’ils soient réels (la Reine Blanche, Alice), animés en motion capture (les jumeaux Tweedledee et Tweedledum, la Reine Rouge) ou réalisés totalement en image de synthèse (le Lapin Blanc, la Chenille), tous les personnages sont très convaincants. Mention spéciale au chat du Cheshire dont les apparitions sont malheureusement trop rares mais irrésistibles et à la Reine Rouge, dictatrice tyrannique magnifiquement interprétée par Helena Bonham Carter, dont la tête grossie en motion capture est ultra réaliste. Le chapelier toqué, interprété par Johnny Depp, n’est au final pas si toqué que ça… le grain de folie qui va si bien à l’interprète de Willy Wonka ou de Jack Sparrow n’est pas présent, ce que l’on peut regretter en regardant le film mais qui s’explique par le choix de l’acteur et du réalisateur d’insister sur le passé sombre et la personnalité tourmentée du chapelier, certes toqué mais pas exubérant.

Alice au Pays des Merveilles

Alice au Pays des Merveilles

Alice au Pays des Merveilles


Convaincu par le rendu 3D de L’étrange Noël de Monsieur Jack, Tim Burton a choisi de tourner le film en 2D et de le « transformer » en 3D lors du montage. Celle-ci est parfaitement utilisée lors de scènes telles que la chute d’Alice au début du film ou dans les grands décors du Pays des Merveilles, mais elle est dans l’ensemble plutôt discrète, quitte à même se faire oublier, et n’est à notre sens pas nécessaire à l’histoire. Le résultat est un relief semblable à celui que nous percevons dans le monde réel, l’effet n’est pas exagéré et reste très naturel, point de lances qui sortent de l’écran ou d’effets impressionnants.

Une mention spéciale à la musique de Danny Elfman qui sert parfaitement le film, met immédiatement dans l’ambiance et est pour beaucoup dans l’immersion dans ce pays imaginaire ! Le compositeur attitré de Tim Burton signe ici une bande originale grandiose qui est pour beaucoup dans l’appréciation du film. A noter qu’en parallèle de la bande originale instrumentale sortira un album Almost Alice composé de chansons inspirées de l’univers du film.

Petit extrait du film, intitulé Tea Party, où nous faisons connaissance avec le Chapelier Fou, alias Johnny Depp !


Bilan :

Alors, que donne la rencontre d’Alice au pays des merveilles, Tim Burton et Walt Disney ?
Le contrat est rempli, malgré un léger sentiment de frustration à l’issue de la projection, la faute à un scénario trop peu original. Au final, cela reste un film mélangeant les talents de Walt Disney et de Tim Burton, c’est à dire un film génial à voir absolument, mais pas le chef d’œuvre grandissime que cela aurait pu être.

N’hésitez pas une seconde, foncez dans les salles, petits (à partir de 9 ans) et grands, vous ne le regretterez pas !!

Alice au Pays des Merveilles - Affiche #2

Fiche technique
Date de sortie cinéma en France : 24 mars 2010, en 3D relief dans les salles équipées
Réalisé par Tim Burton
Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska, Anne Hathaway, Helena Bonham Carter, Crispin Glover
D’après les livres de Lewis Caroll Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir
Titre original : Alice in Wonderland
Durée : 1h49

Photos film : ©Disney

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