Matières premières

Public Eye vise les négociants suisses en matières premières

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Autrefois appelée Déclaration de Berne, « Public Eye », a dévoilé jeudi un rapport qui critique la vente de carburant riche en soufre. Ce carburant qui est produit en France est commercialisé en Europe de l’Ouest.

En réalité, il est interdit de vendre ces carburants en Europe à cause de leur caractère polluant et cancérigène. Pourtant, ils sont vendus en Afrique de l’Ouest, explique Public Eye.

Dans cette affaire, le rapport appelé « Dirty diesel » accuse plusieurs entreprises telles qu’Addax & Oryx, Trafigura, Vitol. D’ailleurs, une pétition a été initiée demandant à Trafigura d’arrêter de commercialiser ce type de carburant et de ne vendre que des carburants qui respectent les normes européennes.

Du soufre pour les africains

Installée à Lausanne, l’association a récolté des échantillons de carburant qu’elle a prélevé à la pompe de huit stations service africaines. « après avoir fait son analyse, les résultats avaient été impressionnants » a indiqué face aux médias, Andreas Missbach, le coresponsable du secteur matières premières, commerce et finances de Public Eye.

Dans les carburants qui ont été analysés, on trouvait un taux de souffre plus élevé que la moyenne. Dans les deux tiers des échantillons on trouvait plus de taux de souffre dépassant la moyenne fixée dans les pays européens. C’est au Mali que la plus grande concentration a été notée dans une station appartenant à Addax & Oryx.

Mais à part le souffre d’autres composants ont été notés comme le benzène et les aromatiques polycycliques atteignant des niveaux interdis en Europe. Alors que plusieurs pays africains exportent des carburants dont la qualité est bonne, reçoivent à leur tour des carburants composés de produits nocifs » indique Public Eye.

D’après les projections faites par l’International coucil on clean transportation (ICCT), plusieurs mort de prématurés en Afrique seront enregistrés à partir de 2030, à cause de la pollution de l’air suite au trafic routier comparé à l’Europe, les États-Unis et le Japon.

Trafigura respecte les règles

Quant à Trafigura elle a expliqué à l’ATS qu’il travaille sur différents marchés africains et il précise qu’il ne viole pas la loi dans ces pays. Par ailleurs, l’entreprise a indiqué qu’aucune entreprise ne peut violer les règles du marché. Il faut que les autorités des pays africains puissent légiférer la quantité des composants dans les carburants.

Magalie

Banquière au sein d'une grande banque Française. Spécialisée dans l'accompagnement des TPE (en région PACA).